Synerway: Qui va piano va sano
Rare société française du stockage avec sa propre technologie
By Jean Jacques Maleval | May 2, 2012 at 2:50 pm"Prudence est mère de sûreté", la phrase convient assez bien à
Synerway et son PDG Christian Maillard, autrefois chez ATG Cygnet puis
Quadratec devenue Atempo.
En effet la société française ne compte guère que 25 personnes après 10
ans d’existence et n’a levé au total pas plus de 2.5 millions d’euros
dont une levée de fonds de 2 millions d’euros émanant de SITA Gestion en
2004.
Mais sa démarche mesurée donne aujourd’hui de bons résultats même s’ils ne sont pas mirobolants.
Synerway n’a a jamais voulu investir pour se positionner sur le marché
américain, la patrie du stockage, et y espérer des apports financiers
conséquents de la part de venture capitalistes. Elle a préféré se
concentrer sur le marché local national mais commence à s’ouvrir sur
l’Europe.
Maillard ne donne pas de chiffres d’affaires et ils ne sont pas publiés sur societe.com. Il dit tout de même: "Nous
sommes profitables depuis 2011, étions équilibré en 2010, après des
années difficiles en 2008 et 2009. En 2011 notre croissance a été de
111% et nous tablons sur 20% cette année".
L’entrerprise a en effet bénéficié l’an passé de deux grosses commandes
en cours d’installation: 3.600 appliances physiques de sauvegarde et
restauration par STIME, la branche informatique du distributeur
Mousquetaires (Intermarché, Ecomarché, Bricomarché, Netto et Roady), et
plus récemment 3.000 appliances virtuelles par le Ministères des
Finances pour ses trésoreries locales. Au total le PDG parle d’un total
500 clients pour 7.000 à 8.000 systèmes vendus ou en cours de l’être.
La société ne vend que par réseau indirect. Pour élargir son marché à
l’Europe, elle a commencé à être distribuée par Tekdata en
Grande-Bretagne. Plus récemment, elle a signé un accord OEM avec la
société Wortmann AG, une force non négligeable dans le domaine des PC et
serveurs sous sa gamme TERRA, qui couvrira l’Allemagne, la Suisse et
l’Autriche et des pays de l’Est. C’est la même firme qui actuellement
assemble en Allemagne les unités de stockage de Synerway auparavant
montées par NEC puis Bull à Angers.
La société d’origine américaine Stratus a aussi qualifié les produits
Synerway pour la sauvegarde de ses systèmes de haute disponibilité et
pour des banques, afin de les vendre en Allemagne. Si la maison-mère
U.S. se faisait convaincre, cela permettrait à la firme française de
mettre un premier pied sur le sol américain.
Le vrai facteur d’innovation de Synerway depuis toujours, ce sont
ses modules logiciels propriétaires à même de protéger et de restaurer
les données pour les multiples sites d’une même organisation sur un
matériel de type D2D2T (Disk-To-Disk-To-Tape) ou D2D2D
(Disk-To-Disk-To-Disk) avec possibilité de récupérer données et système
(bare metal) – y compris messagerie et base de donnés -, CDP (sauvegarde
en continu), réplication, consolidation et administration centralisées,
et ce sous pratiquement tous les systèmes d’exploitation y compris
virtuels (VMware et Hyper-V). Pour l’archivage, elle s’appuie sur les
technologies Tandberg RDX et LTO (lecteurs et bibliothèques).
La firme projette dans l’année d’intégrer SSD et disques durs de 4To
dans ses appliances, actuellement d’un maximum de 38 To sur disques,
avec un système de transfert automatique des données de disques flash à
disques durs puis bandes magnétiques, mais elle n’a pas l’intention d’y
ajouter la dé-duplication qui peut poser problème pour l’archivage de
longue durée car cette technologie est unanimement basée sur des
algorithmes propriétaires.











